Dimanche 26 octobre 2008

Antoine Béchara 

Petite histoire de « DEEP   RED … and miscellaneous colours»

Bienvenue dans le monde de « Deep Red » la feuille d’hamamélys trouvée, rouge, dans mon jardin de Saint Ouen un matin d’automne.

J’étais loin de me douter, lorsque j’exposais mes feuilles de photinia en plein air au festival des Nouvelles Métamorphoses en juillet 2005, que mes créations et créatures allaient prendre le chemin du « Magnétisme intégral » ! Feuilles de photographies frêles exposées aux pluies et aux vents ; Je me souviens de cette journée où nous subissions un déluge biblique ! Des cordes d’eaux se déversaient sur le pignon qui les accueillait. J’étais retenu plus loin et ne pouvais intervenir ; L’après midi un timide soleil fit son apparition. J’accourrais pour sauver les rescapées de ce que je pensais être un désastre. Les feuilles d’arbres et d’arbustes se dressaient, luisantes, comme ayant fait peau neuve.

Sans doute avaient elles déjà opéré leur mutation, leur changement de peau. Ma conscience de la chose était bien petite encore. Je pressentais leurs frémissements, leurs ondulations sous-cutanées, kinésthésiques, comme l’écrira Maxime Caron plus tard dans sa théorie des « Instants et Périodes » consacrée à l’art magnétique (à paraître).

 

  

  Un champs infini s’est alors ouvert, qui pose d’innombrables questions . « Où se situe l’œuvre d’art ? » L’interêt suscité est si vif, de toutes parts, qu’il me faut canaliser dans l’urgence le fluide des possibles. « Deep Red and Miscellaneous Colours » est un début de réponse.

Peut être vous appartiendra-t-il de la compléter ou d’en inventer d’autres. Vous qui découvrez ces objets vivants, vous pouvez vous en délecter du regard, les toucher, les lancer, disque cosmique sur coussin magnétique destiné à naviguer dans un espace aux dimensions et couleurs multiples… Sous peu vous serez en train de les recréer.

Antoine Béchara©     2 /12/2006- 9/05/2007

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mercredi 1 novembre 2006

* Poursuite des Visages dans le ciel à Saint Ouen : Prochaines installation en Mai 2009.

* "GENESIS" : Exposition au Ministère des Finances ,Bercy . Décembre 2008. Conjointement avec le sculpteur et cinéaste d'animation Samuel YAL.

* "Les Têtes Pointues".Les 60 ans de la société Bérim. Réalisation d'une installation magnétique sur le thème du portrait, installation qui prendra place au Musée d'Art Contemporain de Vitry Sur Seine le MACVAL (94) en Novembre 2008.

* En projet: réalisation d'une installation "Visages dans le ciel" pour l'association "Amarrage" à Saint Ouen. Prévu de novembre 2008 à Mars 2009.

* exposition à Salford (Grande Bretagne) du 25 au 29 Avril 2008

* Le 28 Février 2008 : performance au Zebre de Belleville avec le groupe INTI

* En résidence avec le groupe de musique Ska Rock Inti du 19 au 23 Novembre 2007

 

* Enfin je vous reçois à mon atelier à La Courneuve.Pour vous y rendre , vous avez le choix entre deux moyens aussi sympathiques l'un que l'autre. Soit vous prenez le métro parisien LaCourneuve et vous continuez sur la voie du Tramway T1 en direction de Saint Denis et vous descendez à la station Hotel de Ville de La Courneuve. Soit vous prenez le RER B et decendez à la Station LaCourneuve Aubervilliers. L'atelier est à 3 minutes de chacune des deux stations proposées.

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Lundi 24 juillet 2006

L'autoportrait "O" a été réalisé et installé dans le cadre du Festival "les nouvelles métamorphoses" qui s'est tenu à La Mothe St Héret dans le département des Deux Sèvres en Juillet 2006. En voici une vision frontale.

Le propre de cette oeuvre est qu'elle est constituée de fragments magnétiques (voir l'article "mes opinions magnétiques"). C'est comme des cartes à jouer géantes qui sont disposées sur la plateforme métallique . Les photos qui suivent montrent différents agencements de l'autoportrait. Le Scarabée qui se déplace sur l'autoportrait est mon ami Scarabus Ier, que j'ai ramené de mon mon séjour à Pékin....

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Lundi 12 juin 2006
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Samedi 10 juin 2006

Antoine Béchara

Atelier : 4, rue Jules Ferry  93120 La Courneuve, France 

Tel: +33 6 03 48 47 72 

Email : antoinebechara@hotmail.fr 

Web: http://antoinebechara.free.fr

 

  

Je suis artiste plasticien et inventeur. Je réalise des assemblages photographiques de mes visions qui portent sur le vivant : corps, feuilles d’arbre, insectes…. Graduellement l’idée m’est venue de les MAGNETISER.

Le magnétisme des feuilles d’arbre exprime la sensation d’être happé dans l’hyper espace. L’idée que tout être et toute chose tends vers, est attiré par le champs magnétique du cosmos. Le fragment photographique contrecollé sur un caoutchouc magnétique est destiné au mouvement. L’œuvre d’art qui en résulte est ainsi éphémère et permanente. Elle symbolise les extrêmes en leur point d’équilibre : polarité (pôle sud pôle nord), attraction répulsion (+ -).  

 Le champs magnétique symbolise cette mystérieuse force qui s’exerce et dont les bras moteurs demeurent invisibles. Quand je crée une toile magnétique j’utilise : 

 

-la mobilité : je déplace les objets, je les fait glisser

-le jeu : j’empile, j’écarte, je pose et dépose, j’accomode. C’est une sensation ludique. Les objets sont comme des cartes. Ils sont faits pour être touchés, manipulés, jetés, lancés, s’envoler comme un tapis volant…

-la créativité : le puzzle n’est pas prédéterminé. Il n’y a pas qu’une seule manière de le disposer mais plusieurs.je peux procéder par inclinaison, superposition, rotation, tête en bas, etc…

-la multiplicité des fonds : tôle d’acier, radiateur, garde-corps de balcon, voiture, ou installation spécifique. Si j’utilise la peinture dite « magnétique » le fond n’a plus de limites. Les objets peuvent apparaître à n’importe quel moment et n’importe quel lieu…

 

                                                      

L’execution des premières œuvres magnétiques m’a amené à m’interroger sur l’endroit de l’œuvre ; à quel moment il y a œuvre d’art. Où se trouve l’œuvre. Je n’ai pas encore trouvé la réponse. J’ai songé à ce jour où les élèves de l’école maternelle de St Ouen sont venus regarder mes découpages magnétiques. Je leur ai donné la permission de les manipuler et de les poser eux-même sur le support métallique. Ils tenaient chacun un objet de dimensions aussi grandes que leur propre taille. A les regarder j’ai compris que l’œuvre d’art pouvait être volatile. Ici et là simultanément : dans le geste de poser ou de lancer la plate-forme magnétique, (l’hyper espace) et dans l’état de contact permanent. On ne visualise, on n’imagine jamais assez les forces en jeu lorsqu’un objet magnétique adhère à un autre ou à un support conducteur. Ces forces sont tendues à tout instant, elles sont agissantes de la même manière que le pôle d’attraction terrestre qui modifie le sens des aiguilles d’une boussole. La magie de l’attraction permanente, on la perçoit jusque dans la contemplation de l’œuvre figée au mur, comme une promesse, celle de son évolution prochaine, sa mutation en plus exact, différent, plus beau.

  

Les potentialités innombrables même si elles ne sont pas traduites immédiatement en action sont révélatrices de la sensation induite, de la texture de l’œuvre d’art magnétique : de par l’idée qu’on en a, la faculté à glisser sur le support, à être « épluchée », à être happée, à tenir seule comme par magie, l’œuvre flotte devant notre regard interrogatif. Que va-t-il se passer ? Inquiet- jusqu’à quand cela durera-t-il ? Et surtout demain, si j’en ai envie, je change tel motif et je déplace tel autre. L’œuvre vit à tous les instants comme un kaléidoscope constitué des mêmes pièces mais dont la disposition à un moment donné en donne une vision absolument unique.

 

 

Un mot sur la technique : Les photographies sont d’abord assemblées et découpées. Les contours sont constitués. Ensuite j’effectue leur collage sur caoutchouc magnétique. Ce caoutchouc est ensuite découpé pour épouser exactement le contour de l’assemblage photographique. Il en résulte un objet manipulable, souple, doté d’une certaine épaisseur (environ 1,5 mm) et que l’on peut poser par attraction magnétique sur un support ferreux : tôle d’acier, garde-corps, mur peint avec une peinture dite « magnétique » etc…

  

Sa constitution magnétique confère à l'objet une épaisseur, un poids, une plasticité toute nouvelle. Cela en change la texture. La photo destinée à ployer, se tordre, s’arrondir, ne possède pas la même texture, le même velouté que la photo encadrée traditionnelle. Sous l’épiderme photographique transparaissent les doigts de l’artiste qui ont exercé une pression, marouflé, imprimé et incrusté dans la colle du caoutchouc magnétique. La photo devient cet épiderme veiné. Des imperfections y apparaissent aussi. Le film épidermique commence à vivre.

 

 

 

 

C’est comme si l’imagination cérébrale, mentale, se doublait d’une imagination sensitive, tactile, l’imagination du « non voyant ». C’est une des raisons pour lesquelles je qualifie ces œuvres de sculptures photographiques.

Par Antoine B. - Publié dans : art-magnetique
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