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L'autoportrait "O" a été réalisé et installé dans le cadre du Festival "les nouvelles métamorphoses" qui s'est tenu à La Mothe St Héret dans le département des Deux Sèvres en Juillet 2006. En voici une vision frontale.
Le propre de cette oeuvre est qu'elle est constituée de fragments magnétiques (voir l'article "mes opinions magnétiques"). C'est comme des cartes à jouer géantes qui sont disposées sur la plateforme métallique . Les photos qui suivent montrent différents agencements de l'autoportrait. Le Scarabée qui se déplace sur l'autoportrait est mon ami Scarabus Ier, que j'ai ramené de mon mon séjour à Pékin....
L'autoportrait "O" est du plus effet avec la lumière transversale... on dirait que les fameuses feuilles magnétiques de droite vont s'envoler sous l'effet de la bourrasque d'éblouissement lumineux... un vrai happening... une oeuvre dans l'oeuvre
Pur et aérien. Rêveur et inquiétant. J'aime que ton auto portrait envahisse, qu'il soit dans la lumière du jour et aussi dans les molécules d'air que je respire. Il est grandiose et en même temps si simple et si évident. Si je te dis que c'est toi tout craché, je veux dire qu'il te ressemble surtout en tant que son créateur plus qu'en tant que modèle. Merci pour le plaisir que tu me donnes par ton art. Je suis contente de te connaître.
Et dans cette attraction continuelle dans le cosmos des choses et des êtres, (les « corps »), ce déterminisme qui échappe à l’intelligence, aux « voyants », de la « diversité des «postures », cette « négociation avec le temps », quid de la promesse aux êtres de l’évolution prochaine en « plus beau ».
L’absence des couleurs des deux représentations corporelles visibles sur cette page (sous la fenêtre de l’atelier et l’autoportrait) a fait frémir un instant mon instinct acquis (mais primaire) de réanimateur. Et le rai de lumière n’est « bourrasque d’éblouissement lumineux » (très bien dit, maître Gluck), que pour ces deux feuilles qui ajoutent de la couleur, de la vie, à leurs couleurs et à leur vie, pour une fugace suspension dans l’intemporel. (« comme si elles allaient s’envoler).
Alors que la lumière dans sa brève caresse horizontale estompe l’objet corporel, trouble ces deux têtes du muscle qui sous tendent la cou robuste, rend moins crédible l’affirmation de ce menton volontaire.
Les feuilles d’arbres et d’arbustes n’ont-elles pas fait un joli pied de nez à l’artiste plasticien, inventeur, un jour écolier qui s’amusait sans doute à écraser les feuilles mortes tombées chaque automne dans la cour de son collège ? Accouru – j’aurais écrit « j’accourai » plutôt que « j’accourrais », pour éviter de déclencher une nouvelle salve de « cr… » du bon monsieur Valette, assortie d’un shoot – accouru donc pour « sauver les rescapées » (quelle condescendance), voilà qu’il trouve les feuilles luisantes, colorées, vivantes … .
L'art naît de contraintes, vit de luttes et meurt de liberté...